Le Portugal (officiellement République portugaise) est un pays se situant en Europe du Sud, dans la zone occidentale de la péninsule ibérique, délimité au nord et à l'est par l'Espagne et au sud et à l'ouest par l'océan Atlantique. Le Portugal est le pays le plus occidental de l'Europe continentale. Le Portugal comprend également les archipels des Açores, de Madère et de Berlengas, situées dans l'hémisphère Nord de l'océan Atlantique. De plus le Portugal est aussi un membre de l'Union européenne depuis 1986. Pendant le XVe siècle et le XVIe siècle, le Portugal fut l'un des plus grands pouvoirs économiques, sociaux et culturels du monde, avec un vaste empire colonial en Afrique, en Asie et au Brésil. En 1916, le pays s'engage dans la Première Guerre mondiale, et ne mobilise pas moins de 100 000 hommes. En 1917, la flotte allemande attaque les navires de guerre portugais, français et britanniques à Madère. En 1974, la révolution des Œillets met fin à l'empire colonial, en même temps qu'elle démocratise le pays. Aujourd'hui, le Portugal est un pays développé, économiquement prospère, socialement et politiquement stable. Membre fondateur de l'OTAN en 1949, membre de l'ONU depuis 1955, de l'Union européenne depuis 1986, il est aussi l'un des pays fondateurs de la zone euro en 1999. Dans ce pays de relativement petite taille où la dictature instaurée en 1926 a duré jusqu'en 1974 et la perte de ses colonies, l'économie n'a pris son essor qu'après 1975, et c'est ainsi que près de 1,5 million de Portugais ont dû aller travailler en dehors du pays pour fuir la misère et les guerres coloniales. Les fortes zones d'immigration sont le Brésil, la France, le Luxembourg (14,1 % de la population totale du pays), la Suisse, les États-Unis, l'Argentine, le Venezuela, le Canada, également la Principauté d'Andorre (où 15,75 % de la population sont portugais) et encore d'autres pays. Aujourd'hui le thème du déclin devient de plus en plus présent même si l'entrée dans l'UE a permis de dynamiser l'économie (aide aux PME, aux agriculteurs, nouvelles technologies, structures routières), l'émigration s'est arrêtée et le pays tend à devenir un pays d'immigration à son tour. Le niveau de vie de la région de Lisbonne est devenu celui d'autres grandes villes de l'Europe de l'Ouest. Le tourisme est une ressource très importante. Les belles plages, l'excellent climat, l'accueil y concourent. L'extrême sud, l'Algarve, est particulièrement prisé, outre la région de Lisbonne. Le Portugal est aussi un grand pays viticole, notamment pour le porto qui est produit dans la vallée du Douro et autour de la ville de Porto où le Douro se jette dans l'océan Atlantique. Il est aussi le premier producteur mondial de liège. Le Portugal (par le biais de sa capitale Lisbonne) a accueilli l'Exposition universelle sur le thème des océans en 1998 et il s'est porté candidat à l'organisation des Jeux olympiques d'été 2020. Le Portugal s'est également porté candidat, conjointement avec l'Espagne, à l'organisation de la Coupe du monde de football de 2018. Formation du Royaume de Portugal Afonso Henriques, Royaume de León, Royaume des Asturies et Royaume de Portugal. D. Afonso Henriques, premier roi de Portugal.Sous le règne de Alphonse Ier, les seigneurs des Asturies s'emparent des territoires jusqu'au Douro. Carte politique du Nord-Ouest de la péninsule ibérique à la fin du XIIe siècle. 1er Drapeau du Portugal.Le royaume de León compte au début quatre divisions : les Asturies, le León, la Galice et la Castille. Chacune est dirigée par un comte. Au fur et à mesure des conquêtes, les terres sont divisées en comtés ou en duchés. En 868, Porto et Braga sont reprises. À partir du IXe siècle, le sud de la Galice forme un comté dynamique autour de sa métropole religieuse, Braga, et de son port Porto. Il porte le nom de Portucale ou Terra portucalensis (pays de Portucale), rappelant le nom latin de Porto (Portucale). En 1095, Urbain II lance la première croisade pour libérer les lieux saints et surtout réagir à la menace que représentent les Turcs récemment convertis à l'Islam. Déjà, les réformes grégoriennes appellent à s'unir pour lutter contre toutes les croyances païennes et hérétiques. C'est dans ce cadre que, en 1095, Alphonse VI de Castille et de León, annexant la Galice et le comté de Portugal, réunifie le royaume. Alphonse VI, marié à Constance de Bourgogne, fait appel à sa belle-famille bourguignonne pour l'aider à reconquérir la péninsule. Raymond et Henri de Bourgogne, de la famille royale de France, font partie d'une noblesse en quête de terre et de prestige et répondent favorablement à l'appel. En remerciement et pour consolider ses liens avec les autres monarchies, il donne à Raymond sa fille Urraque et en fait donc le futur roi de León et de Galice. À Henri, il donne la main de sa fille bâtarde, Thérèse de León et le comté de Portugal. Dès lors, celui-ci installe sa cour près de Braga, à Guimarães (considéré depuis comme « berceau » du Portugal). Il continue à prêter serment à Alphonse VI tout en bénéficiant d'une certaine autonomie, et poursuit la reconquête jusqu'au fleuve Mondego. En 1139, Afonso Henriques, fils d'Henri de Bourgogne, remporte sur les musulmans une bataille historique à Ourique et est proclamé roi par ses troupes sur le champ de bataille. La légende veut que le Christ lui soit apparu pendant la bataille. Cette situation est officialisée par le traité de Zamora (1143) par lequel Alphonse VII reconnaît le royaume du Portugal et son roi Alphonse Ier. Grâce à son habilité politique et guerrière, ce dernier a réussi là où d'autres comtés échouent, et gagne ainsi son indépendance. Empire colonial portugais et Vasco de Gama. Avec la fin de la guerre, le Portugal a donné le lancement du processus d'exploration et de l'expansion des découvertes, entre outre grâce à Henri le Navigateur et le roi Jean II de Portugal. Ceuta fut conquise par le Portugal en 1415. En 1474, João Vaz Corte-Real et Alvaro Martins Homem auraient découvert le Groenland et Terre-Neuve. Devenu roi, sous le nom de Jean II (1481-1495), il centralise le pouvoir et continue de planifier les grandes expéditions. Jean II est le roi de la Renaissance par excellence: il met fin à certains privilèges, oblige la noblesse à lui prêter serment, se débarrasse des traîtres (le duc Ferdinand II de Bragance conspire avec les Rois catholiques, il le fait arrêter et exécuter en 1483 ; en 1484, c'est le duc de Beja et de Viseu Diogo qu'il assassine lui-même pour les mêmes raisons). Le pouvoir et le domaine royal s'en trouvent agrandis, au prix de la haine de la grande noblesse. Ce ressentiment est d'autant plus vif que le roi privilégie désormais la poursuite des découvertes de nouvelles terres et surtout de la route des Indes. L'Afrique n'est plus l'enjeu ; il s'agit de la contourner. Diogo CãoLa mission en est confiée à Diogo Cão, qui, en 1481 emporte le premier padrão (borne de pierre avec les symboles du Portugal plantée dans les terres découvertes). Il remonte le fleuve Zaïre, débarque au Congo, au Gabon, en Angola et en Afrique du Sud enfin en 1486. Ces coûteuses expéditions sont financées par l'exploitation des terres conquises et par l'établissement de São Jorge da Mina, dans le golfe de Guinée, qui voit converger l'or de la région; construit en 1482, il vise aussi à interdire aux navires étrangers l'accès aux eaux portugaises. Le traité de Tolède (6 mars 1480) instaure un partage de l'Atlantique avec la Castille, lui abandonnant les découvertes à l'ouest des Canaries et assurant au Portugal le monopole en Afrique. Madère devient un point d'escale. Le vin, la canne à sucre et l'élevage s'y développent grâce à l'arrivée de migrants et d'esclaves. Le blé des Açores sert à ravitailler le pays. Cap-Vert, les îles de São Tomé et de Principe fournissent du sucre et du bétail. Le Portugal passe une alliance avec le Congo qui se laisse christianiser. Le commerce avec les Africains rapporte aussi de l’ivoire et des fruits tropicaux. C'est ensuite Bartolomeu Dias qui est envoyé en 1487. Il double le cap de Bonne-Espérance (qu'il avait nommé cap des Tempêtes avant que le roi ne lui donne ce nom prophétique) le 6 janvier 1488, par hasard, emporté par une tempête. Il atteint l'actuelle Namibie mais une mutinerie l'empêche d'aller plus loin. Dans le but de préparer le voyage vers les Indes, Jean II envoie en 1488 des émissaires par voie de terre. C'est un moyen de recueillir des informations sur les courants dans l’océan Indien, peut-être même de trouver une trace du Royaume du prêtre Jean. C'est d'abord Pedro de Montanoio et Pedro de Lisboa qui partent. Ils sont suivis de Pêro da Covilhã et d'Afonso de Paiva qui apportent de précieux renseignements pour le voyage de Vasco de Gama. Les voyages des explorateurs portugais.Ils partent vers Jérusalem, accèdent au golfe Arabique, à Aden à l'embouchure de la mer Rouge. Ils se séparent ensuite. Paiva part vers l'Abyssinie à la recherche du prêtre Jean. Covilhã part vers les Indes. Il passe par Calicut, puis Sofala, Madagascar, revient au Caire où il apprend la mort de son compagnon. Il envoie ses informations au roi et part pour Ormuz. Il parvient à la cour du roi chrétien Négus, s'y marie et y finit ses jours. Grâce à lui, on fait construire des navires spéciaux : la caravelle va être remplacée par la caraque permettant d'emporter plus d'équipage, d'armes et de ravitaillement. Pendant ce temps là, les Rois catholiques prennent Grenade et mettent fin à la reconquête (1492). Cette victoire leur laisse les mains libres pour entreprendre des expéditions. Christophe Colomb embarque en leur nom pour atteindre les Indes par l'ouest. Jean II, à qui il s'adresse auparavant, refuse de financer ce voyage, privilégiant la route découverte par Vasco de Gama et estimant, à juste titre, que Colomb se trompe. En 1493, Christophe Colomb revient d'Amérique et c'est à Lisbonne qu'il débarque en premier. Il annonce au roi que les terres découvertes lui appartiennent en vertu du traité d'Alcaçovas. Jean II les revendique donc auprès du pape Alexandre IV. Une bulle papale établit alors une division des terres qui passe à 100 lieues à l'ouest du Cap-Vert. Jean II exige un autre accord : le 7 juin 1494, Espagnols et Portugais signent le traité de Tordesillas qui fixe la limite à 370 lieues. Ce nouvel accord permet au Brésil qui n'a pas encore été découvert d'être portugais tout en abandonnant à l'Espagne les nouvelles terres d'Amérique. C'est le nouveau roi Manuel Ier (1495-1520) qui tire profit de la politique intelligente de Jean II. Celui-ci, très impopulaire auprès de la noblesse, meurt probablement empoisonné en 1495. Vasco de Gama.Vasco de Gama arrive aux Indes le 20 mai 1498, ouvrant la voie au commerce très fructueux des épices contrôlé jusque là par les Vénitiens. Son voyage a été minutieusement préparé. Mais à son arrivée à Calicut, il est mal accueilli par le Samorim. En 1499, une deuxième expédition, commandée par Pedro Alvares Cabral est envoyée avec l'objectif de s'imposer, par la force si nécessaire. Le 22 avril 1500, Cabral aborde au Brésil et en prend possession. Il envoie un messager à Lisbonne et poursuit sa route. Arrivé à Calicut, il reçoit meilleur accueil mais très vite les Portugais doivent affronter la concurrence des Vénitiens, des Turcs et des Égyptiens. C'est la fin des voyages pacifiques. Les Portugais tirent parti des divisions entre les hindous et les musulmans de la région. Une factorerie est créée à Cochim puis à Cananor, Sofala, Quiloa et Malacca (1511). Elles sont protégées par des forteresses et une armada. On finit par installer une administration et créer un poste de vice-roi des Indes pour maintenir l'ordre dans l’océan Indien : Francisco de Almeida sera le premier, suivi d'Afonso de Albuquerque qui installe de solides forts aux points stratégiques (Malacca, Siam, Goa qui devient la capitale de cet empire, Moluques, Timor, Socotra, Ormuz) et consolide cet empire naissant. Tout l'océan Indien est bientôt sous contrôle. Amerigo Vespucci fait partie du premier voyage officiel au Brésil (1501). La découverte du Brésil permet aux commerçants portugais de s’approprier le pau-brasil, un bois de teinture et de construction très recherché. Mais le pays semble peu intéressant au départ jusqu'à ce que la concurrence espagnole et française se fasse sentir. On y envoie des colons, on crée des factoreries. Les Indiens du Brésil puis de nombreux Africains sont mis en esclavage pour la culture du sucre. En 1600, le Brésil est le premier producteur mondial de sucre et le principal fournisseur de ressources du Portugal. Au XVIIe siècle les Bandeirantes découvrent également au sud de la colonie des mines d’or et de diamants qui sont exploités grâce à une même main d’œuvre servile. Les découvertes se poursuivent par ailleurs : en 1495, Pêro de Barcelos et João Fernandes Lavrador explorent les côtes du Canada et du Groenland (donnant son nom au Labrador). En 1500, Gaspar Corte Real arrive à Terre-Neuve. En 1513, Jorge Álvares arrive en Chine et Tomé Pires à Pékin. C'est un véritable empire qui naît reposant sur les comptoirs. La Casa da India à Lisbonne contrôle et vérifie les marchandises importées d'Orient. Les richesses venues des colonies (épices, or, pierres...) affluent pendant les siècles suivants. Jamais le pouvoir royal n'a été aussi grand. Manuel Ier réforme d'ailleurs l'administration avec un nouveau code législatif afin de renforcer encore ce pouvoir (les ordonnances Manuelines de 1521). Mais il sait aussi ménager la noblesse (contrairement à son prédécesseur) qui, grâce aux nouvelles colonies, finit par y trouver son compte. En 1555, le pays est compté comme le plus riche d'Europe. C'est un période de croissance démographique. Le Portugal compte alors à peu près 1,5 million d'habitants. Tout un peuple vit alors impliqué dans le colonialisme. Beaucoup partent vers les colonies. L'esclavage fait que le travail devient une valeur dénigrée. Il s'agit également d'une période de développement culturel avec le début des grandes constructions influencées par la Renaissance, avec l'installation définitive de l'université à Coimbra. Le style manuélin, gothique propre au pays, se propage sous l'influence de grands architectes (Mateus Fernandes, Diogo de Arruda, Francisco de Arruda et les Français Diogo de Boytac ou Nicolas Chanterène). La littérature connaît aussi une époque faste avec les œuvres de João de Barros, Damião de Góis ou Gil Vicente. Le tableau de Nuno Gonçalves résume à lui seul toute cette époque. Les Portugais inventent une science basée sur l'expérience. Union Ibérique Outre la crise politique et économique, c'est une crise morale que connaît le pays : une Couronne endettée, des milliers de morts et des prisonniers dont il faut payer la rançon. C'est dans cette atmosphère que vont surgir et prospérer de nombreuses prophéties évoquant le retour du jeune roi : le sébastianisme. Pas moins de quatre imposteurs cherchent à se faire passer pour le roi au cours de cette période. Le vieux cardinal Henri, dernier fils de Manuel Ier, monte sur le trône le 28 août 1578. Il est chargé de se trouver un successeur. De nombreux prétendants existent dont Philippe II d'Espagne, qui apparaît comme le seul capable d'assurer la conservation de l'Empire portugais. Cette solution a les faveurs de la noblesse et du clergé. Le peuple, lui, favorise un Portugais (dom Antoine, prieur de Crato) mais les Cortes n'arrivent pas à trancher. La grande bourgeoisie penche du côté espagnol pour des raisons économiques. Elle entend profiter des marchés offerts par l'Espagne et ses colonies. Henri Ier meurt sans les départager. Philippe II s'impose avec une démonstration de force face au prieur de Crato lors de la bataille d'Alcántara (25 août 1580). Celle-ci marque la fin de la dynastie d'Aviz et le début de celle des Habsbourg. Les accords de Tomar signés entre les Cortes et le roi permettent au Portugal de garder une certaine autonomie mais le pays appartient désormais à la Couronne d'Espagne. Il retrouve une certaine stabilité économique mais perd ses places au profit de la Hollande et de la France. Le conflit entre l'Espagne et l'Angleterre (1588), qui aboutit à l'épisode de l'Invincible Armada, vient à bout de ce qui reste de la flotte portugaise. Les premiers accrocs surgissent à la fin du règne de Philippe II et se poursuivent avec son successeur, Philippe III, qui se désintéresse du Portugal et de l'administration en général. Il délègue ses pouvoirs au vice-roi qui cherche à centraliser le pouvoir et à remettre en cause l'autonomie du Portugal. Le nouveau roi se rend impopulaire en augmentant les impôts, en affichant une certaine tolérance envers les nouveaux chrétiens et en signant une trêve avec la Hollande qui en profite pour conforter sa place dans les colonies portugaises. Un nouveau code législatif est introduit : les Ordonnances philippines (1603) Philippe IV bafoue les accords sur l'autonomie du pays et alourdit encore la pression fiscale. Des troubles éclatent. Face à la concurrence des Anglais et des Hollandais, les places portugaises tombent une à une : Ormuz en 1622, Bahia en 1624, Arguin en 1633, São Jorge da Mina en 1637. Dès lors, le Portugal se tourne essentiellement vers le Brésil déjà menacé par les Hollandais et les Français. L'Espagne devient la cause de tous les maux du pays. Des révoltes éclatent. L'unité nationale en sort renforcée. Les opposants soutiennent le duc Jean de Bragance. Restauration, absolutisme et libéralisme Acclamation de João IV, le Restaurateur. Articles détaillés : Tremblement de terre de Lisbonne de 1755 et Royaume-Uni du Portugal, du Brésil et de l'Algarve. Après la restauration de l'indépendance du Portugal, il s'est ensuivi une guerre contre l'Espagne qui finira seulement en 1668 par la signature d'un traité de paix où Espagne reconnaissait définitivement la restauration du Portugal. Dans la fin du XVIIe siècle et dans la première moitié du XVIIIe siècle, ces deux siècles ont permis la floraison de l'exploration minière du Brésil, où il fut découvert de l'or et pierres précieuses. Ces richesses servaient aussi pour payer des produits importés, majoritairement d'Angleterre (il n'existait presque pas industrie textile dans le royaume portugais et tous les tissus étaient importés d'Angleterre). Le commerce externe se basait sur l'industrie du vin et le développement économique du royaume fut impulsé, déjà dans le règne de José I, par les efforts du Marquis de Pombal (ministre entre 1750 et 1777), pour inverser la situation avec de grandes réformes mercantilistes. Ce règne fut marquer par un violent séisme qui a dévasté le Portugal (Lisbonne Madère et l'Algarve), le Maroc, le Royaume-Uni et d'autres pays le 1er novembre 1755. Cette gravure de 1755 montre les ruines de Lisbonne en flammes et un tsunami submergeant les navires du port.Pour ne pas briser l'alliance avec l'Angleterre, le Portugal a refusé d'adhérer au Blocus continental, en conséquence il fut envahi par les armées napoléoniennes en 1807. La cour et la famille royale portugaise se sont réfugiées au Brésil. Lisbonne n'est plus la capitale du Royaume-Uni portugais, la capitale fut transférée à Rio de Janeiro, où il reste jusqu'en 1821, quand Jean VI est retourné à Lisbonne pour la première Constitution. Dans l'année suivante, le 7 septembre 1822, son fils Pedro IV s'était proclamé empereur du Brésil. Pendant le XIXe siècle, le Portugal a vécu des périodes d'énormes perturbations politiques et sociales (une guerre civile et des révoltes ainsi que des soulèvements militaires, comme la Révolution de Septembre, la Révolution du Minho, celle de Patuleia…). Dans la fin du XIXe siècle, les ambitions coloniales portugaises choquent avec celles des Anglaises, ce qui est à l'origine de l'Ultimatum britannique de 1890. La cession aux exigences britanniques et la croissance des problèmes économiques lancent la monarchie dans un discrédit croissant, et Charles Ier et le prince héritier Louis Philippe de Bragance sont assassinés le 1er février 1908. La monarchie est restée au pouvoir pendant deux ans de plus, commandée par Manuel II, mais la monarchie est abolie le 5 octobre 1910, le Portugal devenant ensuite une République. République, Estado Novo et la démocratie Le Portugal et ses régions d'Outre-Mer en Afrique. Pendant la guerre coloniale (1961–1974) Articles détaillés : Estado Novo (Portugal) et Révolution des Œillets. Proclamation de la República PortuguezaPeu après la République instaurée, le 5 octobre 1910, le jeune roi Manuel II part pour l'exil en Angleterre. Après plusieurs années d'instabilité politique, avec des luttes de travailleurs, des tumultes, des homicides politiques et des crises financières, l'armée prend le pouvoir, en 1926. Le régime militaire nomme António de Oliveira Salazar, un enseignant de l'université de Coimbra, ministre des finances, avec pleins pouvoirs budgétaires afin de les redresser, ce qu'il fait de façon spectaculaire, en un an. Il est nommé en 1932 président du Conseil par le président de la République, le général Óscar Carmona. Salazar consolide le pouvoir autoritaire, et introduit en 1933 une nouvelle constitution qui lui donne les pleins pouvoirs, l'Estado Novo (l'« État Nouveau »), régime à parti unique, nationaliste, proche de l'idéologie du parti faciste italien (du moins jusqu'en 1945). En 1968, António de Oliveira Salazar s'éloigne du pouvoir pour cause de maladie, il donne les rennes du pouvoir à Marcelo Caetano. Le refus du régime dictatorial portugais de décoloniser les provinces d'outre-mer entraine un début de guerre coloniale. La première colonie à se révolter fut l'Angola (1961) suivie de la Guinée-Bissau (1963) et enfin par le Mozambique (1964). Entre 1974 et 1975, le Portugal doit donner l'indépendance à toutes ses colonies, seules deux régions n'ont pas pris l'indépendance, Madère et les Açores. Le 10 septembre 1974, les deux premières colonies qui ont pris leurs indépendances vis-à-vis du Portugal sont le Cap-Vert et Guinée-Bissau. Le Timor oriental fut aussi une colonie portugaise jusqu'au 28 novembre 1975, où il acquiert son indépendance. Mais neuf jours plus tard, l'Indonésie l'annexe militairement. Manifestation du 25 avril 1983 à Porto. Avec un coup d'État militaire, le 25 avril 1974, le gouvernement instauré par António de Oliveira Salazar et dirigé par Marcelo Caetano est renversé. La foule manifeste dans la capitale portugaise pour soutenir les militaires dirigés par le général António Spínola. Les jours suivants, les prisonniers politiques sont libérés, la censure de la presse est levée et le secrétaire général du parti socialiste, Mario Soares, rentre de son exil en France. Il sera élu deux fois comme président de la République, la première fois en 1986 et la seconde en 1991. Dans les années 1940-1960, le Portugal fut un co-fondateur de l'OTAN, de l'OCDE et de l'AELE, (le Portugal a quitté cette dernière en 1986, pour entrer dans l'Union européenne). En 1999, le Portugal adhère à la zone euro et le 20 décembre de la même année le gouvernement portugais rend le territoire de Macao à la Chine. Depuis son entrée dans l'Union européenne, le pays a présidé le Conseil européen trois fois et en 2007, la capitale Lisbonne reçoit la cérémonie de la signature du traité de Lisbonne. Politique du Portugal. Assemblée de la RépubliqueLe Portugal est une république unitaire parlementaire qui se base sur la Constitution portugaise du 2 avril 1976 (constitution modifiée en 1982, 1989, 1992, 1997, 2001 et 2004). Les quatre principaux composants du pouvoir sont le président de la République, l'Assemblée de la République, le gouvernement, et le pouvoir judiciaire. La Constitution accorde la division ou la séparation des pouvoirs entre les branches législatives, exécutives, et juridiques. Le Portugal comme la plupart des pays européens n'a aucune religion d'État, ce qui en fait un État séculier. Le président de la République, qui est élu pour un terme de cinq ans, a un rôle de supervision, non exécutif. L'actuel président est Aníbal Cavaco Silva, élu en février 2007. Le pouvoir législatif est détenu par l'Assemblée de la République (Assembleia da República) est un parlement unicaméral composée de 230 députés élus pour 4 ans (dont 4 représentent les Portugais de l'étranger). Le gouvernement est dirigé par le Premier ministre qui est depuis les élections de mars 2005 José Sócrates, secrétaire général du parti socialiste portugais. Le Premier ministre choisit le Conseil des ministres, comportant tous les ministres et secrétaires d'État respectifs. Le pouvoir judiciaire est organisé en catégories : juridique, administratif, et fiscal. Le Tribunal suprême est la cour de dernier appel. Une Cour constitutionnelle de treize membres surveille la constitutionnalité de la législation. L'âge minimum requis est de 18 ans. Les femmes ont obtenu le droit de vote en 1931 par un décret-loi (Decreto-lei 19694 de 5 de Maio de 1931). La peine de mort a été abolie en 1867, la dernière exécution eut lieu en 1849. Conflits territoriaux Olivenza et Îles Selvagens. Château d'Olivença.Deux conflits territoriaux opposent encore actuellement le Portugal et l'Espagne. le Portugal ne reconnaît pas la municipalité d'Olivença comme territoire espagnol. Suite au traité de Vienne, l'Espagne a manifesté la volonté de faire rétrocession de ses territoires occupés. Olivença est un territoire portugais administré par l'Espagne. Les droits de souveraineté que le Portugal possède sur Olivença sont intangibles et aucun expert en droit international ne peut les remettre en cause. La constitution portugaise dans son article 5, alinéa 3, rend impossible que ce territoire soit reconnu comme espagnol. Il existe également un conflit non clarifié au sujet de la zone économique exclusive du Portugal dans les eaux territoriales des îles Selvagens (un petit archipel au nord des îles Canaries), sous autorité portugaise. L'Espagne les réclame au titre que ces dernières ne se trouvent pas sur une plaque continentale distincte, en accord avec l'article 121 de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer. Le statut des îles Salvagens en tant que simples rochers ou au contraire d'îles est donc au cœur du débat. Ces îles constituent aujourd'hui une réserve naturelle dont les seuls résidents sont deux gardes du Parc naturel de Madère. Année après année, les autorités portugaises ont saisi des bateaux de pêche espagnols naviguant dans ces zones pour cause de pêche illégale et plusieurs survols non autorisés des forces aériennes espagnoles ont été dénoncés aux gouvernements concernés. Indépendance et fusion Carte administrative de Portugaliza Articles détaillés : Portugaliza?, Ibérisme et Galice. Au Portugal, comme dans toute la Péninsule ibérique, il existe des mouvements indépendantistes. Certains veulent l'indépendance de l'Algarve, l'indépendance des Açores et de Madère, la fusion de l'Espagne et du Portugal ou encore d'autres qui veulent la fusion de la Galice (région espagnole) et du Portugal. Pour la fusion entre l'Espagne et le Portugal, ce sont surtout les Espagnols qui, plus que les Portugais, sont favorables à une éventuelle union entre les deux pays. Presque la moitié des Espagnols se déclarent pour contre un peu plus d'un quart des Portugais. Un sondage public a révélé que 45,6 % des Espagnols sont pour la fusion ; parmi ceux-ci, 43,4 % défendent le nom d’Espanha pour l’hypothétique entité mais 39,4 % sont pour le nom Ibéria. Pour 80 % des partisans de l’unions, ils souhaitent que la capitale soit Madrid, contre à peine 3,3 % pour Lisbonne. La Portugalice (Portugaliza) est la fusion des noms Portugal et Galice (Galiza). Ce terme exprime la reconnaissance de l'unité culturelle, linguistique, historique et géographique du Portugal et de la Galice. Pour certains mouvements dits réintegrationnistes tels l'AGAL, c'est une revendication d'union entre les peuples du Portugal et de Galice qui pourraient former un pays d'environ 14 000 000 d'habitants (environ 2 800 000 Galiciens et 11 000 000 de Portugais). D'autant que le Portugal et la Galice possèdent la même langue, le galego-português ou galaïco-portugais qui a deux variétés modernes : le portugais et le galicien. Actuellement, on assiste à un rapprochement de fait entre la Galice et le Portugal, en particulier dans le cadre de l'euro-région de Galice/Nord-Portugal (Galicia - Norte de Portugal, communidade de trabalho). La population galicienne et son gouvernement souhaiteraient recevoir les chaînes de télévisions portugaises car, en Galice, parmi les six chaînes de télévisions présentes, cinq sont en langue castillane ou espagnole et une seule en galicien. Géographie La rivière Guadiana à hauteur de Serpa, Alentejo. Articles détaillés : Géographie du Portugal, Forêt au Portugal et Liste des municipalités du Portugal. Dans le Nord du pays, le paysage est plutôt montagneux dans les zones intérieures avec des plateaux, intercalés par des secteurs qui permettent le développement de l'agriculture. L'île principale de l'archipel de BerlengasDans le Sud, jusqu'à l'Algarve, le relief est plutôt caractérisé par des plaines. Le Portugal est traversé par plusieurs fleuves certains naissants d'Espagne comme le Douro, le Minho, Guadiana et le plus célèbre le Tage. D'autre fleuve important naissent eux du Portugal comme le Mondego, le Sado et Mira naissent tous dans le territoire Portugais. Le pays compte plusieurs écorégions dont la Forêt sclérophyle et semi-caduque ibérique. Les îles des Açores sont localisées sur un rift au milieu de l'océan Atlantique, quelques îles sont rentrées dans une réaction volcanique récemment comme à São Miguel en 1563 et Capelinhos en 1957, ce qui a permis un agrandissement de la superficie de l'île de Faial. Avec toutes les éruptions volcaniques une nouvelle île pourrait surgir dans un futur proche. Le point le plus haut du Portugal est le Ponta do Pico dans l'île du Pico, c'est un ancien volcan qui est rentré la dernière fois en éruption en 1720, il atteint les 2 351 m mètres d'altitude. Mais sur le Portugal continental le plus haut sommet est situé dans le district de Guarda, plus précisément c'est la Serra da Estrela avec 1 993 m. L'archipel de Berlengas est situé à 10 kilomètres des portugaises, dans l'océan Atlantique. Cet archipel est composé d'un groupe de trois îles, Berlenga Grande, Estelas et Farilhões. Située à exactement 5,7 milles de Cabo Carvoeiro. Les îles de Madère, au contraire des Açores qui est localisée sur un rift au milieu de l'océan Atlantique, les îles des Madères sont situées sur une plaque africaine. La côte maritime du Portugal continental possède en tout 1230 kilomètres, les Açores possèdent 667 kilomètres, Madère en possède 250 kilomètres (incluant les îles Desertas, Selvagens et celle de Porto Santo). Une caractéristique importante de la côte portugaise est l'existence de la Ria de Aveiro, l'estuaire du fleuve Vouga, près de la ville d'Aveiro, avec environ 45 kilomètres de longueur et un maximum de 11 kilomètres de largeur, qui contient une grande richesse de poissons et d'oiseaux marins. Le pays possède une superficie de 92 906 km² pour le Portugal continental, 2 355 km² pour la région des Açores et 741 km² pour la région de Madère. Le Portugal possède une des plus grandes zones économiques exclusives (ZEE) d'Europe, qui recouvre une surface d'environ 1 683 000 km². C'est la troisième plus grande zone exclusive de l'Union européenne et la onzième plus grand au monde. Les régions protégées au Portugal incluent un parc national, 12 parcs naturels, 9 réserves naturelles, 5 monuments naturels et 7 paysages protégés, s'étendant du Parc National de Peneda-Gerês jusqu'au Parc naturel de la Serra da Estrela et à la Réserve naturelle de Paul de Arzila. En ce qui concerne les forêts portugaises, en raison des raisons économiques le pin (plus particulièrement le Pinus pinaster et le Pinus pinea), le châtaignier, le chêne-liège, le chêne vert, le chêne du Portugal, et l'eucalyptus sont très répandus. Le Portugal est un endroit d'escale important pour les oiseaux migrateurs, dont les endroits sont le cap Saint-Vincent et la Serra do Monchique, où des milliers d'oiseaux qui volent de l'Europe vers l'Afrique en automne ou sur la direction opposée peuvent être vus au printemps. Au Portugal il est également possible d'observer des phénomènes de remontée, particulièrement sur la côte Ouest, qui fait les riches de la gastronomie portugaise et de la biodiversité. Les eaux marines portugaises sont une des plus riches en biodiversité au niveau mondial. Principales villes Lisbonne (avec environ 500 000 habitants – 3 millions d'habitants dans la région de Lisbonne) est la capitale du Portugal depuis le XIIe siècle, car jusqu'en 1385 la capitale du Portugal fut Coimbra. Lisbonne est la plus grande ville du pays, le principal pôle économique, possédant le principal port maritime et aéroport du pays. C'est aussi la ville la plus riche du Portugal avec un PIB supérieur à la moyenne européenne. Il y a d'autres villes importantes comme celle de Porto (avec environ 240 000 habitants – 1,5 million dans le Grand Porto) est la seconde ville du Portugal. Il y a aussi d'autres grandes villes comme celles d'Aveiro (considérée comme le Venise portugais), Braga (la ville des Archevêques), Chaves (ville historique et millénaire), Coimbra (avec son université, la plus vielle du pays et une des premières en Europe), Guimarães (Ville Berceau), Évora (Ville musée), Faro, Setúbal ou encore Viseu. Dans l'aire métropolitaine de Lisbonne, il existe des villes avec de grandes densités comme celles de Agualva-Cacém et Queluz (municipalité de Sintra), Amadora, Almada, Amora, Seixal, Barreiro, Montijo et Odivelas. Dans l'aire métropolitaine de Porto les plus grandes municipalités sont Vila Nova de Gaia, Maia, Matosinhos et Gondomar. Dans la région autonome de Madère, la principale ville est Funchal, c'est la capitale de l'île. Dans la région autonome des Açores il existe trois grandes villes Ponta Delgada, dans l'île de São Miguel, Angra do Heroísmo dans l'île Terceira et Horta dans l'île de Faial. Climat Albufeira, Algarve Station de ski dans la Serra da Estrela.Le climat du Portugal est un climat plutôt méditerranéen et aussi tempéré par l'influence de l'océan Atlantique. En dehors de quelques régions dans l'intérieur du pays, les grands froids et les chaleurs écrasantes sont rares ; les hivers sont doux et les étés très ensoleillés et cela presque partout. Les mois les plus froids dans le pays sont généralement en janvier et en février, les mois les plus chauds et les plus secs sont juillet et août. La neige est souvent présente dans trois districts du nord du pays (Guarda, Bragance et Vila Real) et plus on va vers le sud, plus elle se fait rare voire inexistante dans la région de l'Algarve. En hiver la température peut descendre en dessous de -10 ? dans la Serra da Estrela, Serra de Montesinho et dans la Serra do Gerês. Le pays est généralement divisé en quatre grandes zones climatiques : La première est celle qui commence de la région du Minho jusqu'à la capitale portugaise (Lisbonne). Cette zone climatique connaît un climat doux de type océanique, relativement humide toute l'année mais également très ensoleillé en été grâce à la position méridionale du Portugal. La deuxième zone climatique s'inscrit dans une zone tempérée à la fois par l'influence océanique à l'ouest et l'influence méditerranéenne au sud. Le nord-est montagnard subit un climat relativement rude de type continental, froid et humide en hiver et très chaud en été. La troisième zone climatique commence dès la vallée du Tage jusqu'à la moitié sud du pays qui bénéficie d'un climat de type méditerranéen, qui est très doux en hiver et sec et chaud en été, particulièrement agréable sur la côte de l'Algarve, au sud du pays. Il est plus rude dans l'Alentejo qui est influencé par le climat continental. En Algarve, le printemps commence dès janvier et l’arrière-saison (été de la Saint-Martin) reste ensoleillée jusqu’en novembre. Enfin la quatrième zone climatique est située en plein océan Atlantique, où les îles (Açores et Madère) bénéficient d'un double climat, océanique et tropical avec des températures constantes toute l'année. La palette de plages disponible est variée, si l'on trouve de petites criques aux eaux calmes qui rappellent la Corse, la plupart des plages sont, au contraire, longues et bordées de dunes, avec des vagues parfois impressionnantes. Économie du Portugal. Depuis 1985, le pays est entré dans un processus de modernisation et il rejoint aussi l'Union européenne en 1986. Les gouvernements successifs ont fait plusieurs réformes, qui ont privatisé beaucoup de sociétés contrôlées par l'État et qui ont libéralisé les espaces-clefs de l'économie, y compris les secteurs de la télécommunication et des financiers. L'économie du Portugal est basée sur un système capitaliste, le pays a développé une économie de plus en plus basée dans des services. C'est aussi un des onze membres fondateurs de la monnaie européenne, l'euro, en 1999. Le pays commence à faire circuler sa nouvelle monnaie le 1er janvier 2002 avec 11 autres États membres de l'Union européenne. Le pays fait ainsi disparaître l'ancienne monnaie nationale, l'escudo portugais. (1 euro = 200,482 escudos portugais). La croissance économique portugaise a été au-dessus de celle de la moyenne de la croissance des pays de l'Union européenne dont la majeure partie dans la décennie de 1990. En partie avec des fonds de l'Union européenne, le pays a fait dans les deux dernières décennies des investissements importants dans plusieurs infrastructures, en disposant aujourd'hui de nouvelles autoroutes et en bénéficiant de bonnes accessibilités routières et ferroviaires. Le Portugal possédait un taux de chômage global de 7,7 % (janvier 2006), les femmes possédaient un taux de chômage de 8,7 % et les jeunes de moins de 25 ans possédaient un taux de chômage allant jusqu'à 16,2 %. Mais le Portugal possède aussi deux régions qui font partie des régions européennes les moins touchées par le chômage : les Açores et les Madères avec un taux de 2,5 %. Avec un passé majoritairement agricole, et après les évolutions de ces dernières années, l'économie est fondée actuellement sur les services et sur l'industrie, qui représentent 67 8% et 28,2 % du secteur économique portugais. L'agriculture portugaise bénéficie du climat, du relief portugais et de sols fertiles. Les dernières décennies ont permis d'intensifier la modernisation de l'agriculture et de la pêche, bien qu'encore 13 % de la population active y travaille toujours. Les oliviers (qui s'étendent sur 4 000 km2), les vignobles (qui occupent 3 750 km2), le blé (sur 3 000 km2) et le maïs (qui représentent 2 680 km2) occupent une grande surface. Les vins (les plus célèbres étant le vin de Porto, le vin de Madère et le Vinho Verde) et les huiles portugaises sont beaucoup appréciés grâce à leur qualité. Le Portugal est aussi un pays producteur de fruits de qualité, notamment les oranges algarviennes, la pêra-rocha de la région Ouest, la cerise du Gardunha et la banane de Madère. Il y a aussi d'autres productions comme celle d'horticulture, de fromagerie et de floriculture, comme la betterave rouge, le fromage da Serra, l'huile de tournesol et le tabac. Le Portugal est un pays qui produit 52,5% de la production mondiale de liège, des eucalyptus, du vin, du cuivre... C'est aussi un important importateur de produits alimentaires. Les importations proviennent de l'Union européenne à 76 %, 4 % de l'Amérique du Nord et 1 % des pays lusophones. Le secteur primaire (agriculture) représente 2,8 %, du PIB portugais le secteur secondaire (industrie) 24,8 % et le secteur tertiaire (services) 72,4 %. Le tourisme est un secteur très important comptant pour 8 % du PNB. Les espagnols (49 %) constituent la principale origine des touristes, suivis des Britanniques (14 %). Les principales exportations portugaises sont le textile, les voitures, les produits manufacturés, des composants (pièces) informatiques et électroniques et des matériaux de construction. Le commerce extérieur du Portugal se concentre essentiellement dans l'Union européenne. Aujourd'hui, 80 % des exportations portugaises sont à destination des pays de l'Union européenne, 5 % pour l'Amérique du Nord, les pays lusophones représentant 4 % des exports. Les exportations de biens manufacturés comme le textile, les vêtements, les chaussures, le liège (le Portugal produit à lui tout seul un peu plus de la moitié du liège commercialisé dans le monde), les machineries, les équipements de transports, la pâte à papier, les dérivés du papier et les produits chimiques représentent 70 % des exportations totales. Énergie au Portugal. Le Portugal est un pays hautement déficitaire dans les termes énergétiques, en important actuellement la totalité des combustibles fossiles consommés dans le pays. Éolienne à Miranda do Corvo.Le gouvernement portugais prétend pour 2010 que 45 % de l'électricité produite sera obtenue à partir des sources renouvelables. Le barrage d'Alqueva, dans l'Alentejo (servant à l'irrigation des champs et à produire de l'énergie hydroélectrique) a créé le plus grand lac artificiel d'Europe de l'Ouest et ce fut un des plus grands investissements du pays. En 2007, il fut aussi inauguré une des plus grandes centrales solaires photovoltaïques du monde, elle est située à Brinches, municipalité de Serpa. Mais de nos jours la plus grande centrale solaire photovoltaïque est située dans le village d'Amareleja, commune de Moura, elle devrait être complètement achevée en 2010. Parallèlement, la première exploration commerciale du monde des énergies des vagues de la mer est entrée en fonctionnement en septembre 2008, à 5 kilomètres au bord d'Aguçadoura, commune de Póvoa de Varzim. Le pays compte aussi de nombreux parcs éoliens, dont le plus grand parc éolien européen depuis 2008 Transport au Portugal. A 8 près de Malveira. Linha Azul.Les transports furent comme une priorité dans les années 1990, surtout à cause de l'augmentation de l'utilisation des véhicules automobiles et à l'industrialisation. Le Portugal fut un des premiers pays du monde à avoir une autoroute, inaugurée en 1944, en liant Lisbonne au Stade National, (Lisboa-Cascais, l'actuel A 5 ). Néanmoins, malgré avoir construit d'autres grands tronçons entre les années de 1960 et 1970, c'est seulement à la fin des années 1980 que fut commencée la construction d'autoroutes à large échelle. De nos jours le réseau d'autoroutes portugaises c'est beaucoup développé et couvre presque tout le territoire, en liant tout le littoral et les principales villes. Il y a aussi les Itinerários Principais (IP) et les Itinerários Complementares (IC) qui peuvent être constituées d'autoroutes, les voies rapides et les routes nationales. Le pays possède 68 732 km de réseaux routiers, parmi eux 2 600 km font parties des réseaux d'autoroutes du pays. Jusqu'en 2012, l'extension du réseau d'autoroutes portugais devrait augmenter jusqu'aux 3 187 km. Les deux principaux secteurs métropolitains du Portugal possèdent des systèmes de métropolitain : le métro de Lisbonne et le Metro Transportes do Sul pour le secteur métropolitain de Lisbonne ; Le métro de Porto pour le secteur métropolitain de Portugal. Aéroport de Portela, Lisbonne. Gare de Vilar Formoso.Le transport ferroviaire de passagers et de marchandises se fait en utilisant les 2,791 km de lignes ferroviaires actuellement en service, dont 1430 sont électrifiées et environ 900 permettent des vitesses de circulation supérieures à 120 km/h. Le réseau ferroviaire est géré par la REFER (Rede Ferroviária Nacional, Réseau ferroviaire national), tandis que les transports de passagers et de marchandises relèvent de la responsabilité des Caminhos de ferro Portugueses (Chemins de fer portugais), devenus Comboios de Portugal (CP) en 2004. Il s'agit de deux entreprises publiques. En 2006, la CP avait transporté 133 millions de passagers et 9,75 millions de tonnes de marchandises. Les mises au concours pour la construction et l'exploitation d'un réseau ferroviaire à grande vitesse, avec les liaisons Lisbonne-Madrid, Lisbonne-Porto et Porto-Vigo, devaient débuter en 2008 pour la première, et en 2009 pour les deux autres. Les travaux devraient commencer en 2013 pour les liaisons Lisbonne-Madrid et Porto-Vigo et en 2015 pour la liaison Lisbonne-Porto. L'investissement prévu pour ces trois liaisons est de 7.790 millions d'euros. Deux autres lignes à grande vitesse sont encore à l’étude : Aveiro-Salamanque et Évora-Faro. Lisbonne occupe une position géographique qui fait d’elle une escale pour de nombreuses compagnies aériennes étrangères. À l'heure actuelle le gouvernement étudie le projet de construire à Alcochete un nouvel aéroport International qui remplacera l'actuel aéroport de Portela à Lisbonne. Aujourd’hui les aéroports le plus important sont ceux de Lisbonne (Portela), Faro, Porto, Funchal et Ponta Delgada. Démographie du Portugal. Population portugaise (INE, Lisbonne) Les Portugais sont, à l’origine, composés de Celtes et d'Ibères, de Celtibères et, majoritairement, par les Lusitaniens. Les Gallaeci sont d'origines celte et germaniques. D'autres influences importantes ont été les Romains (la langue portugaise dérive du latin), les Wisigoths et les Suèves ; tous ont peuplé ce qui est aujourd'hui le territoire portugais. D'autres influences, mais moindres ont été les Grecs et les Phéniciens-Carthaginois, les Vandales (Sillings et Asdingos), l'Alains (tous deux expulsés ou partiellement laissant la place aux Wisigoths) et les Berbères du Nord africain. La population portugaise est composée par 16,3 % de personnes ayant entre 0 et 14 ans, 66,1 % entre 15 et 64 ans et enfin 17,6 % pour les plus de 65 ans. L'espérance de vie est d'en moyenne de 78,21 ans, celle des femmes est de 81,69 ans et celle des hommes est de 74,95 ans. 93,3 % des Portugais, 95,5 % pour les hommes et 91,3 % pour les femmes, savent lire et écrire, le taux d'analphabétisme diminuant au long des années. La croissance de la population se situe dans les 0,305 %. On compte 10,45 naissances pour 1000 habitants et 10,62 décès pour mille habitants. La population du pays n'est pas donc renouvelée, car le taux de fertilité au Portugal est de 1,49. Le Portugal est un des pays où le taux de mortalité enfantine est le plus bas du monde (5 pour mille). Selon l'ONU, 59 % des portugais résident dans le milieu urbain et 41 % résident dans le milieu rural. Même si le Portugal est un pays développé, il existe encore des populations qui n'ont pas accès à l'eau en réseau et à l'électricité, même si le nombre de personnes concernées a beaucoup baissé de nos jours. L'assainissement de base n'inclut encore pas tout le territoire, étant particulièrement développé dans les régions de l'Alentejo et de Lisbonne, ainsi que la vallée du Tage où se concentre la plus grande partie de la population bénéficiant d'un accès. À l'heure actuelle, il existe encore un grand nombre d'habitations avec des fosses septiques, en dépit du fait que quelques-unes n'ont pas d'assainissement. L'accès à la santé est garanti pour toute la population, l'accès aux médicaments étant garanti à 95 - 100% de la population. Près de 550 000 immigrés vivent au Portugal, ce qui représente environ 5 % de la population portugaise, une grande partie étant issue du Brésil (66 700). Vient ensuite l'Ukraine (65 800) et ensuite le Cap-Vert (64 300). On trouve aussi d'autres personnes de nationalité différente, venant par exemple de Moldavie, de Roumanie, de Guinée-Bissau, d'Angola, du Timor-Leste, de Mozambique, de São Tomé e Príncipe et enfin de Russie. Évolution de la population portugaise entre 1961–2003 (nombre d'habitants en millions; Source FAO, 2005) Culture du Portugal. Architecture du Portugal. Cloître du monastère des Hiéronymites à Lisbonne, le style manuélin des années 1520.L'architecture du Portugal est l'architecture qui a existé et qui se pratique sur le territoire du Portugal, c'est-à-dire bien avant la fondation du Portugal en tant que pays au XIIe siècle. Le terme s'étend aussi à des bâtiments créés sous l'influence de la culture portugaise ou par des architectes portugais du temps de l'empire portugais. L'architecture portugaise, à l'instar de tous les aspects de la culture portugaise, est marquée par l'Histoire du pays et des peuples qui se sont installés avec leur culture sur le territoire actuel portugais. On compte parmi eux les Romains, les Germains, les Arabes, mais aussi l'influence des principaux centres artistiques européens qui a introduit dans le pays les différents styles architecturaux aussi bien roman, gothique, Renaissance, baroque que classique. On peut citer comme principales manifestations de l'architecture portugaise, le style manuélin qui est une version locale du Gothique tardif, et le style pombalin qui est un mélange de baroque tardif et de néoclassicisme qui s'est développé après le tremblement de terre de Lisbonne en 1755. Architecture des premiers temps Des exemples précoces d'activités de bâtisseurs au Portugal datent du Néolithique et sont des sites associés à la culture des mégalithes. L'intérieur du pays comporte un grand nombre de dolmens (appelés antas ou dólmens), de tumulus (mamoas) et de menhirs. Anta (dolmen) à Cabeção près de Mora dans l'Alentejo.La région de l'Alentejo est particulièrement riche en monuments mégalithiques comme l'Anta Grande do Zambujeiro` situé non loin d'Évora. On trouve des pierres levées soit isolées soit plusieurs disposées en cercle (cromlechs). Le cromlech des Almendres, lui aussi près d'Évora, est le site le plus étendu de la péninsule ibérique, avec près de cent menhirs formant deux ellipses orientées est-ouest. Des villages fortifiés préhistoriques datant du Chalcolithique se trouvent le long du Tage telle le site de Vila Nova de São Pedro près de Cartaxo et le Castro do Zambujal près de Torres Vedras. Ces sites furent occupés aux environ de 2500 à 1700 avant J.-C. et étaient ceints de murs et de tours en pierre, signe d'hostilités à cette époque. À partir du VIe siècle av. J.-C., le Nord-Ouest du Portugal, tout comme la région voisine de la Galice en Espagne, connut le développement de la culture des Castros (cultura castreja). Cette région était couverte d'habitations fortifiées (appelées citânias ou cividades) qui, pour une grande part, continueront d'exister sous la domination romaine quand cette région sera annexée à la province de Gallaecia. Citânia de Sanfins près de Paços de Ferreira, Citânia de Briteiros près de Guimarães ou Cividade de Terroso près de Póvoa de Varzim sont des sites archéologiques notables. Période romaine Temple romain d'Évora.L'architecture s'est développée de façon significative avec l'arrivée des Romains au IIe siècle av. J.-C. qui appelèrent Hispanie la péninsule ibérique. Les villages et lieux d'implantation conquis furent souvent modernisés selon les modèles romains avec la construction de forum, de rues, de théâtres, de temples, de bains, d'aqueducs et d'autres bâtiments publics. Un réseau efficace de routes et de ponts fut créé pour mettre en relation les villes et les autres zones colonisées. Braga (Bracara Augusta) fut la capitale de la province de Gallaecia et possède encore des vestiges des bains publics, une fontaine publique (appelée la fontaine de l'Idole) et un théâtre. Évora a la particularité de posséder un temple romain très bien conservé, probablement dédié au culte de l'empereur Auguste. Un pont romain traverse la rivière Tâmega à Chaves (Aquae Flaviae). On trouve aussi les vestiges d'un théâtre aux environs de l'Alfama à Lisbonne (Olissipo). Les restes les mieux conservés de villages romains sont ceux de Conimbriga situés près de Coimbra. Les fouilles ont révélé des murs d'enceinte, des bains, un forum, un aqueduc, un amphithéâtre, des logements pour la classe moyenne (insulae) de même que des villas luxueuses (domus) avec une cour centrale décorée de mosaïques. Un autre site de fouille important de village romain est Miróbriga près de Santiago do Cacém possédant un temple romain bien préservé, des bains, un pont et les vestiges du seul hippodrome romain connu au Portugal. Période mauresque Vue de Silves et son château mauresqueLa conquête de la péninsule ibérique par les Maures venus du Maghreb en 711 mit fin à la domination wisigothe en Hispanie, alors appelée Al-Andalûs par les nouveaux arrivants. La présence mauresque va profondément influencer l'art et l'architecture sur la territoire portugais, surtout au sud où la Reconquista ne se terminera qu'en 1249. Cependant au Portugal, contrairement à l'Espagne voisine, peu de bâtiments islamiques sont parvenus intacts jusqu'à nos jours. L'habitat traditionnel dans beaucoup de villes et de villages du Portugal a de simples façades blanches qui donnent à l'ensemble une allure islamique du type des villages d'Afrique du Nord. De nombreux villages et quartiers de ville ont gardé le réseau viaire de la période islamique, comme le quartier de l'Alfama à Lisbonne. Les bâtiments mauresques étaient souvent construits en pisé (taipa) et adobe, et blanchis à la chaux. Les Maures ont construits des châteaux forts et des fortifications en de nombreuses villes, mais, bien que beaucoup des châteaux médiévaux du Portugal soient originaires de cette période islamique, la plupart a été profondément remanié après la reconquête chrétienne. Cependant un des mieux préservés est le château de Silves, ancienne capitale de l'Al-Gharb, c'est-à-dire l'Algarve aujourd'hui. Bâti entre le VIIIe siècle et le XIIIe siècle, le château de Silves a conservé ses murailles et ses tours carrées de la période islamique, ainsi que ses citernes du XIe siècle qui servaient à ravitailler la ville en eau en cas de siège. Le vieux centre de la ville – l'Almedina – était défendu par des murailles, des tours fortifiées et des portails dont certaines parties existent toujours. Vue de Mértola et de son église.Beaucoup de mosquées furent construites sur le territoire portugais durant la période de domination musulmane, mais elles ont toutes été transformées en églises ou cathédrales, et les caractéristiques de l'art islamique sont difficilement distinguables maintenant. Ainsi les cathédrales de Lisbonne, Silves et Faro, par exemple, ont certainement été construites à l'emplacement d'une grande mosquée après la Reconquista. L'église principale de Mértola dans l'Alentejo est la seule exception à cette règle. La mosquée de Mértola a été construite durant la seconde moitié du XIIe siècle et reste, même si elle a connu de sévères modifications, la mosquée médiévale portugaise la mieux conservée. À l'intérieur son plan est pratiquement carré avec quatre branches et un total de 12 colonnes supportant des croisées d'ogives manuélines du XVIe siècle. Même si le toit a été modifié et quelques ailes supprimées au XVIe siècle, l'espace intérieur labyrinthique avec sa forêt de piliers est clairement affilié aux autres mosquées d'Espagne et du Maghreb qui lui sont contemporaines. Les murs intérieurs portent encore un mihrab, la niche décorée indiquant la direction de La Mecque. Cuisine portugaise, Viticulture au Portugal, Fromages portugais et Vinho verde. Cozido à portuguesaLa cuisine portugaise est une cuisine variée et riche. Chaque région du Portugal possède ses spécialités culinaires spécifiques, s'inspirant souvent des produits locaux. Les aliments de base dans cette cuisine sont la viande (de mouton, de porc et d'oiseaux), divers espèces de poissons et de coquillages (grande variété d'assiettes de morue, il existe 365 variantes de recettes pour la morue). La caldeirada de peixe est un plat typique de la municipalité de Peniche, il est composé de poissons, patate, ognons, tomates et de piments. Les fromages les plus populaires sont le fromage da Serra da Estrela et le fromage de Azeitão. Bien sûr il y a d'autres fromages populaire portugais sous l'appellation d'origine protégée. Pastéis de nata.Le Portugal est un pays fortement vinicole, les vins les plus célèbres sont les vins du Douro, de l'Alentejo et du Dão, les vins verts du Minho, et les liquoreux de Porto, de Lourinhã et de Madère. Dans les pâtisseries il existe une liste énorme de variétés de recettes traditionnelles. La plus célèbre est les pastéis de nata (le secret de la recette est toujours bien gardé), les ovos moles d'Aveiro, les pastéis de Tentúgal, le pão-de-ló, et encore beaucoup d'autres. Parmi les plats typiques du pays, les plus populaires et qui font partie intégrante de la cuisine portugaise sont le cozido à portuguesa, le bacalhau à Brás ainsi que le Bacalhau à Gomes de Sá ou encore le cochon de lait cuit à la mode du Bairrada rojões d'Aveiro et du Minho. La cuisine portugaise a aussi influencé d'autres gastronomies, comme celle du Japon, avec l'introduction de la Tempura. Portugal aux Jeux olympiques, Équipe du Portugal de football et Équipe du Portugal de basket-ball. Le football est le sport le plus connu, aimé et pratiqué au Portugal. Le légendaire Eusébio est encore un grand symbole du football portugais et les plus récents phénomènes de popularités sont Luís Figo, Rui Costa, João Vieira Pinto, Ricardo Quaresma et Cristiano Ronaldo, qui font partie des nombreux footballeurs de réputation mondiale nés au Portugal. Le Sporting Clube de Portugal, FC Porto et Benfica Lisbonne sont les trois plus grands clubs de sport par leur popularité et en termes de trophées gagnés. Ils ont gagné 12 titres dans les concours européens, ils étaient présents dans beaucoup de finales et ont été les compétiteurs réguliers aux dernières étapes de presque chaque saison. Supporters de la Selecção pendant l'Euro 2004 à domicile.Équipe Sport Création Ligue Stade Capacité Entraîneur Sport Lisboa e Benfica (SLB) Football 28 février 1904 Championnat du Portugal de football Estádio da Luz 65.200 Quique Flores Sporting Clube de Portugal (SCP) Football 1er juillet 1906 Championnat du Portugal de football Estádio José Alvalade XXI 50.095 Paulo Bento FC Porto (FCP) Football 28 septembre 1893 Championnat du Portugal de football Estádio do Dragão 52.202 Jesualdo Ferreira En rink-hockey, l'équipe du Portugal est la plus titrée au Monde, c'est un sport qui est très populaire et pratiqué dans tout le pays. Ils sont avec l'Italie les deux uniques pays à posséder un championnat professionnel dans ce sport. La Selecção est restée en deuxième place à l'Euro 2004, c'est le Portugal qui avait accueilli le tournoi européen de football cette année-là. L'équipe avait réussi à atteindre la troisième place lors de la Coupe du monde de football de 1966 et atteint la quatrième place de la Coupe du monde de football de 2006, se sont les meilleurs résultats en concours jusqu'ici. Le Portugal a aussi accueilli le Grand Prix automobile. Le Grand Prix automobile du Portugal fut une épreuve du championnat du monde de Formule 1 entre 1958 et 1960, puis de 1984 à 1996 où il se disputa sur le circuit d'Estoril, situé au nord de Lisbonne. Le Portugal à participé à toutes les éditions des jeux Olympiques d'été depuis 1912 mais n'a participé que quatre fois aux jeux Olympiques d'hiver depuis 1952. Les athlètes portugais ont remporté 22 médailles aux jeux Olympiques d'été et aucune médaille aux Jeux olympiques d'hiver. Ils ont remporté la plupart de leurs médailles en athlétisme, en voile et en équitation. Lors des jeux Olympiques d'été de 2008, le Portugal remporta deux médailles olympiques : Nelson Évora, faisant la performance de 17,67 mètres lors d'un triple saut (Athlétisme). Vanessa Fernandes, faisant une performance de 1h59 min34 s63 dans le triathlon. Religion Le sanctuaire à Fátima. L'Église et l'État ont été formellement séparés pendant la première République portugaise (1910 à 1926), une séparation qui a été réitérée dans la constitution portugaise de 1976. Le Portugal est un État séculier. En dehors de la constitution, les deux documents les plus importants concernant la liberté religieuse sont le Concordat de mai 1940 (remplaçant ainsi celui signé par Salazar en 1940 et celui de 1886) entre le Portugal et le Saint-Siège et la Loi religieuse de la liberté de 2001. La majorité des portugais (environ 84,5 %) sont de confession catholique. Selon une étude de l'Église catholique, la pratique du catholicisme est réalisée par 1 933 677 des catholiques pratiquants (soit 18,7 % de la population totale). Environ la moitié des mariages au Portugal sont des mariages catholiques, ce qui produit automatiquement des effets civils. Le divorce est permis, comme il est établi dans le Code civil portugais, par mutuelle approbation ou par pétition dans le tribunal par un des conjoints. Il existe vingt diocèses au Portugal, regroupées dans trois provinces : Braga, Lisbonne et Évora. Au Portugal il y a aussi d'autres religion issue du christianisme (autre que le catholicisme) comme le protestantisme et les Témoins de Jéhovah. Actuellement il existe une communauté de 100 000 évangélistes au Portugal. Les Témoins de Jéhovah comptent avec près de 50 000 fidèles au Portugal. Plus de 95 000 personnes ont assisté, en 2007, à la principale célébration, de la Commémoration du Décès de Christ. La religion était déjà présente dans le pays depuis 1925, mais elle fut officiellement interdite entre 1961 et 1974, période où elle opérait clandestinement. En décembre 1974, huit mois après la révolution des Œillets qui a renversa l'État nouveau, l'Association des Témoins de Jéhovah fut légalement reconnue. Son siège est actuellement dans la paroisse d'Alcabideche (municipalité de Cascais). Les anglicans au Portugal sont organisés par l'Église catholique apostolique évangélique lusitanienne, qui fut fondée en 1880. La communauté juive a réussi à se maintenir jusqu'aujourd'hui dans le pays, malgré l'existence de l'ordre d'expulsion des Juifs datant du 5 décembre 1496 par le décret du roi Manuel Ier, en obligeant à la communauté juive de choisir entre les conversions forcées ou l'expulsion du pays. La culture juive s'est développée dans la ville de Belmonte où il y a une grande communauté juive et en 2005 l'ouverture du musée judaïque de Belmonte. En 1506, à Lisbonne, il y eu un massacre de Juifs, où beaucoup sont tués et blessés. En 2006, il existe au Portugal une communauté d'environ 8 000 juifs. Une des plus petite communauté religieuse au Portugal est l'Islam avec environ 15 000 fidèles. Selon l'INE, en 1991, il y avait une communauté de 9 134 musulmans dans le pays. La majorité de la population musulmane portugaise est d'origine des anciennes régions ultramarine, comme la Guinée-Bissau et le Mozambique qui sont majoritairement de confession musulmane. La principale mosquée du pays est située dans la capitale lisboète, c'est la mosquée centrale de Lisbonne. À Mértola, il existe encore mosquée, mais elle fut convertie en église catholique après la Reconquista. Langue portugaise Articles connexes : Portugais, Mirandais, Portugais brésilien et Créoles et pidgins portugais. La langue officielle de la République portugaise est le portugais, avec plus de 210 millions de personnes qui parlent cette langue. C'est aujourd’hui la cinquième langue la plus parlée au monde et la troisième langue européenne la plus parlée dans le monde. Cette langue est officielle au Portugal, au Brésil, en Angola, au Cap-Vert, en Guinée Bissau, à Macau, au Mozambique, à São Tomé e Príncipe et au Timor-Leste, mais elle est aussi parlée dans les Indes portugaises (Goa, Daman et Diu et Dadra et Nagar Haveli) et territoires (municipalités et pays) qui touchent les pays lusophones (comme Olivença en Espagne et l'Uruguay avec le Brésil). Le portugais possède aussi un statut officiel dans l'Union européenne, dans l'Union des Nations sud-américaines, dans l'Union latine, dans le Mercosur, dans l'SADC et dans l'Union africaine. Le portugais est connu comme étant la « langue de Camões » (Luís de Camões, auteur de Os Lusíadas). La langue des signes portugaise Le Mirandais, qui est la seconde langue officielle du Portugal. Elle est surtout parlée dans la région de Miranda do Douro, cette langue est enseignée comme seconde langue facultative dans les écoles des villes de Miranda do Douro et Vimioso. Le Portugal apparaît homogène sur le plan linguistique, car 96 % des habitants ont comme langue maternelle le portugais ; mais il en existe aussi plusieurs variétés dialectales, notamment l'açorien, l'algarvio, l'alentejano, le Minhoto, le beirões, le madérien, le dialecte du Beira Alta et du Mondego, le dialecte de Castelo Branco et de Portalegre et enfin le dialecte du Trás-os-Montes.