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La Turquie
 
 
 
 
 
 

Turquie

Créée à la suite du démembrement de l’ancien Empire ottoman de 1918 à 1923, la République de Turquie est un pays dont le territoire est situé en Asie (Anatolie) à 96%, et en Europe (Thrace) à 4%. La Turquie est parfois considérée comme faisant partie de l'Europe, parfois de l'Asie. C’est une république parlementaire dont la langue officielle est le turc. C'est aussi un État laïc depuis 1937.
La Turquie a des frontières terrestres avec la Grèce, la Bulgarie, la Géorgie, l'Arménie, l'Azerbaïdjan (Nakhitchevan), l'Iran, l'Irak et la Syrie.

Histoire
Quelques dates :
10 août 1920 : à la fin de la Première Guerre mondiale, le traité de Sèvres partage l’Empire ottoman ; il prévoit un Kurdistan et une Arménie indépendants, attribue la Thrace orientale et la région de la mer Égée à la Grèce et met les territoires arabes sous contrôle de la France et de la Grande-Bretagne
1920-1923 : guerre républicaine menée par Mustafa Kemal
24 juillet 1923 : traité de Lausanne qui revient sur le traité de Sèvres en attribuant toute l’Anatolie et la Thrace à la Turquie; les minorités grecque et arménienne résiduelles sont chassées, sauf à Istanbul.
29 octobre 1923: Mustafa Kemal fonde la République turque et en devient le premier président.
1923 : Ankara devient la nouvelle capitale en remplacement d'Istanbul.
1923 : création du parti unique Cumhuriyet Halk Partisi (Parti républicain du peuple). Début des réformes kémalistes.
1924 : La constitution fut adoptée. Le califat est aboli, les 144 membres de la famille impériale (la Dynastie ottomane) déchus de leur nationalité et expulsés du pays.
1925 : Répression de la révolte kurde (ayant aussi des traits féodaux et islamistes) menée par Cheikh Saïd et soutenue par les britanniques. Ismet Inönü nommé Premier ministre.
1926 : Adoption du code civil, interdiction de la polygamie, l'instauration du mariage civil. Adoption du code pénal.
1928 : Adoption de l'alphabet latin. L'école primaire gratuite et obligatoire.
1930 : Création d'un parti d'opposition (Serbest Cumhuriyet Firkasi-Parti LIbre de la République) dissout trois mois plus tard.
1934 : Les femmes obtiennent le droit de vote et deviennent éligibles. L'adoption de la loi obligeant les turcs à prendre des noms de famille. Interdiction de porter l'habit religieux en dehors des lieux des cultes.
1935 : Adoption du dimanche, au lieu du vendredi, comme jour de repos hébdomadaire.
1936 : La Convention de Montreux rétablissant la souveraineté totale de la Turquie sur les Détroits turcs.
1938 : mort de Kemal Atatürk le 10 novembre ; le nouveau président, désigné par le parlement, est Ismet Inönü
1938 : Répression d'un grand soulèvement kurde à Dersim (Tunceli) pour l'indépendance du Kurdistan.
1939 : La Turquie déclare sa neutralité dès le début de la Deuxième Guerre mondiale.
1942 : Impôt sur la fortune qui ruine les riches, surtout d'origine non-musulmanes.
1945 : La Turquie participe à la Deuxième Guerre mondiale contre l'Allemagne, deux mois avant la capitulation de celle-ci. Elle devient ainsi l'un des 51 membres fondateurs de l'ONU.
1945 : Fin du système de parti unique
1946 : Création du Demokrat Parti par Celal Bayar, opposant de longue date d'Inonu.
1948 : Participation au plan Marshall.
1949 : Cooptée (en même temps que la Grèce) par les membres fondateurs du Conseil de l'Europe trois mois après la signature du traité de Londres.
1950 : Le Demokrat Parti gagne les élections législatives du 14 mai; Adnan Menderes devient Premier ministre; Celal Bayar président de la république; abandon de nombre d’interdictions religieuses datant d’Atatürk.
18 février 1952 : La Turquie devient membre de l’OTAN
1959 : La Turquie pose sa candidature pour devenir membre associé de la CEE.
27 mai 1960 : Coup d'état militaire; Adnan Menderes et deux autres figures importantes de Demokrat Parti sont jugés par un tribunal spécial et pendus pour cause de haute trahison.
1961 : Nouvelle constitution ; arrivée au pouvoir du Cumhuriyet Halk Partisi. Ismet Inönü premier ministre. Cemal Gürsel, le chef des putchistes, président de la république.
1963 : Première crise chypriote
1963 : Un accord d'association entre la Turquie et la CEE est signé.
1965 : Süleyman Demirel premier ministre, arrivé au pouvoir de Adalet Partisi.
1966 : Cevdet Sunay président.
1970 : Crise économique ; climat de violence ; attentats d’extrême gauche
12 mars 1971 : Démission de Süleyman Demirel suite à une déclaration musclée de l'Etat-major ; répression violente des mouvements de gauche ; limitations à la liberté de la presse et aux droits syndicaux. La Parlement reste en fonction, et des gouvernements technocrates sont formés par des noms "indépendants".
1973: Fahri Korutürk président. Eléctions législatives remporté par Cumhuriyet Halk Partisi de Bülent Ecevit, qui devient Premier ministre.
1974 : Intervention militaire en Chypre dans le but de protéger la population turque de l'île, profitant du statut de "garant" accordé par les traités de Londres-Zurich de 1959. La victoire rapide de l'armée turque aboutira indirectement à la chute du régime des colonels en Grèce ; embargo militaire américain.
1975 : Premiers attentats terroristes de l’ASALA contre des diplomates turcs; jusqu’en 1984 120 attentats et 22 assassinats seront perpétrés.
1977 : Le défilé traditionnel du 1er Mai attaqué par des militants de l'extrême-droite, 27 morts. Début d'une quasi-guerre civile entre les fractions de gauche et de droite qui font plus de 5000 morts jusqu'en 1980.
Mai 1980 : Grève générale contre les violences de l'extrême droite.
12 septembre 1980 : Coup d’état militaire ; 30 000 arrestations ; dissolution du parlement et interdiction des partis politiques. Le chef d'Etat-major Kenan Evren devient Président de la République.
Novembre 1982 : Nouvelle constitution ; les anciens partis restent interdits.
Décembre 1983 : L'Anavatan Partisi nouvellement créé gagne les législatives; Turgut Özal premier ministre; virage néo-libéral (privatisations) et islamique (cours de religion obligatoire dans l'éducation primaire et secondaire).
1984 : Début d’une guérilla menée par le parti terroriste kurde PKK d’Abdullah Öcalan qui fera plus de 30000 morts jusqu’en 1999 et des millions de déplacés.
Avril 1987 : La Turquie fait une demande d’adhésion à l’Union européenne.
Décembre 1989 : La Commission européenne déclare la Turquie éligible à une candidature, mais elle diffère l'examen du dossier.
1989 : Turgut Özal président. Yildirim Akbulut, Premier ministre.
1991 : Mesut Yilmaz premier ministre.
1991 : Süleyman Demirel, Premier ministre.
Juin 1993 : Tansu Çiller (Dogru Yol Partisi) 1re femme premier Ministre. Süleyman Demirel président.
Juillet 1993 : 37 intellectuels alévis meurent dans un incendie criminel à Sivas, attribué aux islamistes.
1er janvier 1996: L'union douanière entre l'Union européenne et la Turquie entre en vigueur. La Turquie abolit les taxes d'importation sur les produits venant de l'Union européenne.
1996: Gouvernement islamiste de Necmettin Erbakan, démissionne 11 mois plus tard, en 1997, sous la pression de l'armée, mais aussi de la société civile (médias, milieux d'affaires, universités) ; Mesut Yilmaz Premier ministre.
Janvier 1999: Bülent Ecevit premier Ministre d'un gouvernement de coalition gauche (DSP), droite (DYP) et extrême-droite (MHP).
Août 1999 : Tremblement de terre au nord-ouest du pays, 17000 morts.
Décembre 1999 : L'Union européenne accepte officiellement la candidature de la Turquie lors du sommet d'Helsinki, et souligne la "vocation européenne" du pays, mais elle fixe des conditions à son entrée que la Turquie accepte.
1999 : Abdullah Öcalan arrêté au Kenya, jugé et condamné à mort (peine commuée en prison à vie en 2002 avec l'intervention de l'UE).
2000: Ahmet Necdet Sezer président.
Février 2001 : Crise financière ; dévaluation de 50% de la livre turque.
Octobre 2001 : La Turquie modifie radicalement sa constitution pour remplir les critères politiques fixés par l'Union européenne.
Août 2002 : Abolition officielle de la peine de mort sauf en temps de guerre (restriction levée en 2004) ; la dernière exécution date en fait de 1984.
Novembre 2002: Arrivée au pouvoir du parti AKP ; Recep Tayyip Erdogan premier Ministre en mars 2003.
2003: La Turquie s'oppose à la guerre en Irak,[réf. nécessaire] le Parlement turc refuse de permettre le stationnement des troupes américaines sur le sol turc.
2003: Attentats à la voiture piégée d'Al-Qaida, les 15 et 20 novembre, contre des intérêts juifs et britanniques, 60 morts.
2005: Introduction de la nouvelle livre turque (YTL) ; 1 YTL = 1000000 TL
2005: Adoption d’un nouveau code pénal accordant plus de libertés individuelles et plus conforme aux exigences européennes.
Octobre 2005: Début des négociations d'adhésion avec l'Union européenne.
Juillet 2007: Eléctions législative, le gouvernement sortant de l'AKP reste au pouvoir.
28 août 2007: Abdullah Gül est élu Président de la République.

Géographie
Carte géographique de la Turquie. La Turquie est située pour sa majeure partie (96 %) en Asie (Anatolie), où se trouve sa capitale Ankara, mais une partie du pays se trouve en Europe (4 %), la Thrace. La principale ville, Istanbul (qui s’est auparavant appelée Byzance puis Constantinople jusqu'à la conquête ottomane au XVe siècle), est située entre la Thrace et l’Anatolie, les deux parties de la ville étant séparées par le détroit du Bosphore. C’est la seule ville au monde à cheval sur deux continents.
Géologie et paysage du pays
La Turquie se compose de deux chaînes de montagnes, les Monts Taurus et la chaîne pontique, qui enserrent le haut plateau anatolien. Ce sont des formations géologiques jeunes, toujours actives, comme l'indiquent les nombreuses failles et plissements. Environ 80 % du pays se trouve dans une zone tectonique extrêmement active. la Turquie possède huit principaux bassins hydrographiques dont les plus importants sont ceux de l'Euphrate (Firat) et du Tigre (Dicle). Environ un quart du pays est couvert de forêts — pins, épicéas, cèdres et arbres à feuilles caduques.
Le relief
Dans le Nord du pays, la chaîne Pontique voit se succéder d'ouest en est le massif schisteux de l'Istranca Dai (Thrace orientale), les plateaux de Bithynie et la série des chaînons montagneux de plus en plus élevés dominant brutalement la mer Noire. Les deltas du Kizil Irmak et du Yesil Irmak forment les deux seules plaines littorales. Au sud, le Taurus, second grand ensemble montagneux, dessine deux grands arcs séparés par le rentrant du golfe d'Antalya et de la plaine de Pamphylie. Taurus et chaîne Pontique se rejoignent en Anatolie orientale où le mont Ararat, plus connu sous le nom de l'Arche de Noé (5 165 m) constitue le point culminant du pays.
Le climat
Par sa position à l'angle nord-est du Bassin méditerranéen, la Turquie appartient, globalement, au domaine climatique méditerranéen : l'hiver est doux, tandis que l'été est chaud et sec. Toutefois, la position périphérique des principaux reliefs introduit de profondes perturbations dans ce schéma. Ainsi toutes les régions intérieures sont-elles marquées par la continentalité : hivers plus froids, total de précipitations plus faible, maximum pluviométrique décalé vers le printemps. Inversement, la région pontique, abordée de plein fouet par des masses d'air humidifiées au-dessus de la mer Noire, reçoit des précipitations abondantes et régulières. Découpage administratif
La Turquie est divisée en 81 provinces (en turc il) elles-mêmes découpées en arrondissements (ilçe). Les provinces et les arrondissements sont administrés respectivement par des préfets (vali) et des sous-préfets (kaymakam) nommés par l’État. La province est la circonscription électorale pour l’élection des députés au parlement. Les maires de commune (belediye baskani) sont élus au suffrage universel, en même temps que les maires de quartier ou de village (muhtar). Dans certaines grandes villes il existe un niveau administratif au-dessus des communes, la « métropole » (büyüksehir).
Population et société turque
Quelques indicateurs statistiques (tirés de l’état du monde 2004, Paris, La Découverte, 2003) croissance démographique annuelle (2000-2005) : 1,4 %
indice synthétique de fécondité : 2,43 enfants par femme
mortalité infantile : 39,5 pour mille
espérance de vie : 66,5 ans
nombre de médecins pour mille habitants : 3,10
Langue
D’après l’article III de la Constitution de 1982[2] la Turquie a une seule langue officielle qui est le turc qui est écrit en alphabet latin depuis 1928. Parmi les autres langues parlées, on trouve notamment l'arabe (dans la région de Hatay (Antakya, ex-Antioche]] et Siirt), le kurde (kurmanci et zazaki) (est et sud-est de la Turquie), le laze (nord-est), etc. On dénombre en Turquie une cinquantaine de langues et dialectes différents et 9 alphabets. Depuis 2002, d’autres langues minoritaires sont reconnues et autorisées, y compris à l’enseignement et comme langue de diffusion audiovisuelle.
Religion
La Turquie est un pays laïc, donc il n'y a pas de religion officielle.
La religion principale de la Turquie est l’islam, majoritairement sunnite hanafite (branche de l'islam) avec d'importantes communautés chiites. Aujourd’hui, les alévis représenteraient environ 20-25 % de la population turque.
La Turquie est l'un des berceaux du christianisme. Selon les actes des Apôtres, c'est à Antakya que les disciples reçurent pour la première fois le nom de chrétiens. Saint Paul est originaire de Tarse et il voyagea beaucoup en Turquie : Antakya, Konya, Ankara (capitale des Galates), Ephèse. Cette dernière est attachée à la mémoire de saint Jean. Selon une tradition, la Vierge Marie passa ses dernières années près d'Ephèse, à Selçuk. La grotte des Sept Dormants d'Éphèse se situe près d'Ephèse comme son nom l'indique. De nombreux conciles œcuméniques se rassemblèrent en Turquie actuelle (Ephèse, Nicée, Constantinople, Chalcédoine). On trouve des vestiges de la chrétienté en Cappadoce et à Trabzon.
Le nombre des chrétiens en Turquie ne dépasse pas les cent mille; les Arméniens étant les plus nombreux (60 000 environ, répartis en trois communautés: apostoliques (57 000), catholiques (3 000), protestants (500) à Istanbul, Antakya et Kayseri). On peut également citer les Syriaques (15 000 dont 2 000 catholiques, à Istanbul et Mardin), les Chaldéens (10 000, pour la plupart de nationalité irakienne), les Latins (5 000, concentrés à Istanbul et Izmir ; petites communautés à Bursa, Konya, Mersin, Tarsus, Antakya, Iskenderun, Samsun, Trabzon), les orthodoxes grecs (3 000, à Istanbul, Antakya, Gökçeada et Bozcaada).
Les juifs (25 000) sont concentrés à Istanbul (22 000), Izmir (2 500) et Bursa (env. 500), Çanakkale (quatre familles).
Un autre groupe religieux, issu du judaïsme, est celui des Sabbatéens.
On trouve également des Bahais et des Yézidis, en nombre réduit.
Une enquête publiée en décembre 2004 dans le Wall Street Journal version européenne annonce que 95 % des Turcs sont musulmans et 72 % observent les prescriptions de l’islam.
La Laïcité en Turquie
Alors que la constitution du 20 janvier 1921 ne mentionnait pas la religion, la loi constitutionnelle du 29 octobre 1923 modifie l’article 2 en indiquant que « la religion de l’État turc est l’islam » (Türkiye Devletinin dini, Dîn-i Islâmdir). Cette mention est conservée dans la constitution du 20 avril 1924 (dont l’article 75 proclame pourtant la liberté de conscience et de culte - à condition qu’elles ne s’opposent pas aux lois), supprimée le 11 avril 1928 et remplacée le 10 décembre 1937 par « l’État turc est républicain, nationaliste, populiste, étatiste, laïque et réformateur » (Türkiye Devleti, Cumhûriyetçi, Milliyetçi, Hâlkçi, Devletçi, Laik ve Inkilâpçi’dir), les « six principes d’Atatürk ».
Tout cela s’est traduit sous Atatürk par :
l’accord du droit des votes aux femmes en 1934 ;
la fermeture de certains lieux de pèlerinage;
l’interdiction des confréries religieuses (naksibendis, nurcus, …) ;
l’interdiction du port du voile pour les femmes dans les administrations et écoles publiques...
Certaines de ces mesures ont été abolies lors de l’accession au pouvoir du Demokrat Parti (Parti démocrate) d’Adnan Menderes en 1950, mais la religion est restée sous contrôle de l’État.
Bien que des réformes allant dans le sens de la laïcité aient été accomplies sous Atatürk (abolition du califat, etc.), la Turquie n’est pourtant pas un état strictement laïc dans le sens où il n’y a pas de séparation entre la religion et l’État mais plutôt une mise sous tutelle de la religion par l’État ; chacun reste cependant libre de ses croyances. C’est ainsi que la religion est mentionnée sur les papiers d’identité et qu’il existe une administration dite « Présidence des affaires religieuses » (diyanet) qui instrumentalise parfois l’islam pour légitimer l’État et qui gère les 77.500 mosquées du pays. Seul le culte musulman est financé, les autres cultes devant au contraire assurer un fonctionnement financièrement autonome, quand ils ne rencontrent pas d'obstacle administratif à ce même fonctionnement. À certaines périodes de la République turque (sous Turgut Özal) l’enseignement religieux dans le secondaire est même devenu obligatoire. Malgré la mise en place de la politique laïque en Turquie, la proportion de la population chrétienne est passée de 10% en 1920 à 0.3% au début du XXIe siècle, et a déjà subit des agressions en raison de la religion.
Sports
Le sport national est la lutte gréco-romaine (réservé aux hommes).
Le football est très probablement le sport le plus populaire ; la vie s’arrête pratiquement lors des rencontres entre Galatasaray, Fenerbahçe et Besiktas.Voir l’article : football turc. Le pays compte beaucoup de médailles et de records en haltérophilie notamment grâce à Naim Süleymanoglu et Halil Mutlu.
La Turquie fait aussi partie des meilleurs nations en basket-ball avec comme star Mehmet Okur, premier turc sélectionné pour le All Star de la NBA en 2007.
Le volley-ball et le beach-volley sont très appréciés par les femmes comme par les hommes. L'équipe de volley-ball féminine turque a fait de grands progrès depuis quelques années et est devenue l'une des équipes les plus fortes d'Europe.
écanique: il a remporté le championnat de Mondial Supersport, une compétition de moto réservée aux 600cc.
Protection sociale
La protection sociale en Turquie s’articule entre différents mécanismes dont l’ensemble ne couvre pas l’intégralité de la population turque (67,3 millions d’habitants en 2000). Quatre systèmes publics de protection sociale coexistent en Turquie: le Memur Saglik est destiné aux actifs de la fonction publique et leurs ayants droits directs; l’Emekli Sandigi concerne les retraités de la fonction publique, ainsi que leurs ayants droits directs; la SSK couvre les employés du secteur privés et les ouvriers du secteur public; le Bag-Kur assure les artisans, les commerçants et les membres des professions libérales.
Il existe une forme d’assurance personnelle qui permet d’adhérer volontairement à la SSK. Cette adhésion est individuelle ou collective, volontaire ou obligatoire. Individuellement, toute personne peut volontairement adhérer à la SSK en échange du versement d’une prime d’assurance. Collectivement, l’assurance est soit volontaire, soit collective. Volontaire, elle concerne des groupes exclus du bénéfice automatique de la SSK et qui négocient librement leur affiliation contre versement d’une cotisation; obligatoire, le dispositif est identique mais les groupes choisissent de contraindre leurs membres à l’affiliation.
On compte une trentaine de sociétés d’assurances privées regroupant 300 000 personnes ; elles offrent leurs services aux personnes ne disposant pas de couverture sociale et ne pouvant financièrement assumer le coût de l’adhésion. Le nombre de leurs adhérents a augmenté durant les années 1990.
Ces différents mécanismes ne couvrent pas la totalité de la population turque. Sont exclus, en particulier, les agriculteurs et les pauvres urbains, dont le niveau de revenu exclut tout recours à des assurances complémentaires privées. La réforme de la SSK, (qui couvre la moitié de la population turque), imposant une durée de cotisation minimale de 120 jours avant toute prise en charge, a renforcé cet état de fait. Pour pallier les carences de la couverture sociale, plusieurs dispositifs ont été mis en place: la carte verte; le fonds d'aide sociale; les systèmes municipaux; les fondations.
Système hospitalier
Deux grandes catégories se distinguent: les hôpitaux privés et les hôpitaux publics, et – au sein de ces derniers – les hôpitaux d’État et ceux de la SSK. Les hôpitaux de l’État se répartissent à leur tour entre hôpitaux du ministère de la Santé, hôpitaux dépendant de tel ou tel ministère (défense, police, intérieur…), et hôpitaux universitaires.
Au total, la Turquie compte 1 256 établissements hospitaliers publics regroupant 176 121 lits, auxquels il faut ajouter le réseau des dispensaires. Ces derniers sont au nombre de 5 700 environ, ils couvrent une population de 7 500 personnes et contrôlent plusieurs sous-unités (3 à 4 en moyenne).
Les établissements publics de santé se répartissent entre : - les établissements du ministère de la Santé (communément appelés « hôpitaux d’État ») ; - les hôpitaux particuliers des ministères (défense, police…), qui en possèdent plusieurs. Ce sont aussi des hôpitaux d’État dont l’accès est réservé en principe aux agents des ministères en question ; - les hôpitaux universitaires : hôpitaux d’État qui, à l’instar de leurs homologues français, ont une vocation d’enseignement et de recherche ; - les hôpitaux de la SSK, la sécurité sociale turque. Ce sont des hôpitaux publics, mais qui ne dépendent pas de l’État. L’étanchéité initiale entre les hôpitaux publics – particulièrement entre hôpitaux d’État et de la SSK – cède peu à peu la place à une forme d’intégration, encore très parcellaire et incomplète. A elle seule, la métropole d’Istanbul dispose de 39 hôpitaux du ministère de la santé, 3 hôpitaux universitaires, 16 hôpitaux de la SSK; elle regroupe 234 dispensaires, dont 220 reliés au ministère de la santé. On compte environ 150 hôpitaux privés qui regroupent 11 500 lits. Ce secteur de la santé est en plein développement, en particulier à l’incitation des grands organismes financiers internationaux qui exigent des autorités turques une libéralisation de l’offre de soins. Comme exemples d’institutions privées, on peut citer la chaîne d’hôpitaux Acibadem, l’Universal Vatan (52 établissements). À Istanbul, les hôpitaux « nationaux » sont très présents : français, américain, allemand, italien, bulgare, arménien, grec...
Les hôpitaux privés sont souvent particulièrement bien dotés en personnel et très bien équipés: le premier TEP Scan installé dans le monde par la société Siemens l’a été dans un hôpital d’Acibadem. Ils disposent de l’ensemble des outils de diagnostic et de traitement : laboratoires, centre de transfusion sanguine, services d’urgence...
Culture
La culture de la Turquie est multiple. Soumise aux influences européennes et islamiques, elle possède également des racines proprement turques - sans parler des cultures minoritaires kurdes, arméniennes, lazes, etc. Cette triple identité se retrouve dans bien des domaines culturels, ainsi qu’en politique et même dans le vocabulaire du turc, la langue officielle.
Musique
La musique pop de Turquie a fait une croissance après l'ouverture de nouvelles chaînes de télévision dès le début des années 1990. Pour citer quelques artistes Turques, il y a Sezen Aksu (très aimée pour les chansons qu'elle compose et chante elle-même), Tarkan (avec un album qui l'a rendu très célèbre en Europe), Sertab Erener qui a gagné le grand prix de l'Eurovision en 2003. Plusieurs instruments authentiques Turques existent, telles que le "Saz", le "Ney" qui sont toujours pratiqués dans la vie moderne Turque. Le rap et le rock sont surtout appréciés par les jeunes. Les différentes influences culturelles que subit la Turquie se retrouvent au cœur de sa musique, mêlant sonorités traditionnelles et occidentales.
Politique intérieure
La Turquie est une république parlementaire. Le président est le chef de l’État et le premier ministre est le chef du gouvernement. Le président est nommé par l’assemblée nationale pour un mandat de 7 ans. Le président choisit le premier ministre. Le pouvoir législatif est exercé par la Grande assemblée nationale de Turquie composée de 550 sièges renouvelés tous les 5 ans. La constitution en vigueur date de 1982.
Économie
PIB : 415 milliards de $
PIB (en parité de pouvoir d'achat) : 635,5 milliards de $
PIB ppa / hab. : 9000 $
Recherche et développement, en % du PIB : 0,64 %
2002 : la Turquie connaît de graves problèmes économiques : après une dévaluation d’environ 50 %, il faut plus d’un million de livres turques pour obtenir un euro.
1er janvier 2005 : introduction de la nouvelle livre turque (YTL, environ 0.50 euro) qui remplace 1 million de livres turques (TL)
Une croissance d'economie de 9,5 % en 2005,la plus forte croissance economique en Europe, la plus haute croissance au monde derrière la Chine
L'inflation des prix d'environs 9,5 % d'après la banque centrale turque (février 2007)
grand développement des industries lourdes ( Métallurgie, aeronautique ...)


 
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